Histoire Erotique

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Un jeu de billes

Une femme de trente-huit ans a envie d'autres choses que celles que lui propose son mari, mais elle ne veut pas le tromper. Que faire ? Elle en parle à son amie qui semble avoir la solution.

Proposée le 25/01/2017 par Philus

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Thème: Couple, passion
Personnages: Groupes
Lieu: A la maison, intime
Type: Fantasme

Au beau milieu de Toulouse, la grande allée arborée Paul Sabatier n’est pas seule à relier le Jardin Royal au canal du Midi ; il faut compter également sur une multitude de rues et ruelles parallèles bordées d’immeubles anciens. Au numéro 17 de l’une de celles-ci, une porte-cochère, ornée de chasse-roues tronconiques en pierre, conduit à une cour sombre dont les pavés irréguliers maintiennent en vie quelques brins d’herbe grasse dans leurs interstices. Un puits ancien trône en son centre ; comblé de gravats et de terre, il permet à une glycine vivace de décorer habilement un arceau de fer forgé fixé dans la margelle et ne supportant plus ni chaîne ni seau depuis des lustres. Sur le mur qui fait face à l’entrée, une niche exiguë abrite une statue de femme nue, la main pudiquement posée sur son mont de Vénus. De chaque côté du bâtiment, dans un hall doté de nombreuses boîtes à lettres vernies surannées, un large escalier de pierre et de bois s’enroule autour d’un ascenseur étroit, rapporté là il y a plusieurs années, en une spirale anguleuse. Au cinquième et dernier étage du bâtiment « A », il n’y a que deux appartements. L’un d’eux est occupé par une veuve de soixante-dix-huit ans et l’autre par un couple de quadragénaires sans enfants. Chez ces derniers, un samedi matin devant le petit-déjeuner, la discussion était singulière.
— Tu sais chéri, commença Marie-Christine, ça fait dix-huit ans que nous sommes mariés et ça fait vingt ans que tu me fais l’amour de la même manière…

De petite taille, la femme qui venait de parler n’en était pas moins jolie. Avec ses yeux verts perçants et sa chevelure brune, sa peau blanche ressortait étrangement pour une habitante de cette région couramment ensoleillée. Elle avait passé la première jeunesse de ses vingt ans avec brio et demeurait svelte et désirable ; tout juste une poitrine un peu plus lourde qu’avant, mais tellement excitante dans sa fine chemise de nuit décolletée.
Surpris, la tasse de café à la main, Bernard regarda sa femme avec des yeux ronds, mais resta muet. Il attendait manifestement un développement à la remarque qu’elle venait de formuler.
— Oui, je sais, continua-t-elle. Je ne t’en ai jamais parlé avant parce que je n’ai pas trouvé le courage de le faire, reprit-elle, mais après ce qui s’est passé cette nuit il fallait que ça sorte.
Bernard, quant à lui, venait de fêter ses quarante ans. Il s’adonnait périodiquement au footing et au vélo, ne fumait pas, buvait peu et faisait très attention à ce qu’il y avait dans son assiette. Les cheveux châtains à peine éclaircis, une barbe dure, mal rasée et toujours fournie, le visage aux traits réguliers, il était bel homme. Il aimait beaucoup l’aspect viril qu’il avait obtenu, lui qui à vingt ans avait plutôt l’air poupin.
— Tu veux me tromper avec un autre homme, c’est ça ? répondit-il sèchement.
— Non mon amour, tromper n’est pas le terme. Je t’ai toujours été fidèle et j’espère qu’il en est de même pour toi.
— Oui, tu peux en être sûre, interrompit Bernard sincèrement.
— Je t’aime et je n’ai pas envie de te tromper. Pas de mensonges, de suspicions, de rendez-vous furtifs à l’hôtel, de scènes de ménage et j’en passe… Je ne veux pas de ça.
— Alors quoi ?
— Je ne sais pas, j’ai trente-huit ans et j’ai vraiment besoin d’autre chose. De nouveauté, d’expériences diverses... Ne me dis pas que toi-même tu n’y as jamais pensé ?
— Ça m’arrive en effet, j’ai bien des fantasmes, admit Bernard, mais je ne veux pas mettre la vie de notre couple en danger.
— En tout cas, moi j’ai dit ce que j’avais à te dire, ça fait un poids de moins sur le cœur. Mais il faut que nous y songions sérieusement, promis ?
— Pas facile… fit Bernard pensif.
— J’ai confiance en nous, chéri. Pour changer de sujet, tu te rappelles que je mange avec Fred à midi ?

Pas mécontent de l’orientation nouvelle de la conversation, Bernard répondit d’une manière joviale.
— Oui, je sais. Quant à moi, je prends un sandwich vite fait ici et je vais voir mon père à la maison de retraite. Je l’emmènerai au cinéma cet après-midi.
— Je ferai des courses avec elle, ne m’attends pas avant cinq heures.
— Je ne serai peut-être pas rentré, tout dépend des horaires du film.
Marie-Christine se leva de table, déposa un baiser sur les lèvres de son mari et déclara :
— D’accord, je vais me doucher.

À midi, Marie-Christine sortit de l’appartement et appela l’ascenseur. Traversant la cour de l’immeuble, elle emprunta un trajet connu d’elle seule, du moins aimait-elle à le penser, fait de rues étroites et sombres et de ruelles borgnes pour se diriger vers le Jardin des Plantes. Le ciel était bleu, la température clémente, Marie-Christine profitait agréablement de sa promenade. Non loin du jardin, « La Cassolette » était le restaurant habituel où son amie et elle-même avaient l’habitude de se rencontrer. Frédérique, déjà attablée devant un verre de Martini gin, l’attendait. Marie-Christine, à peine essoufflée, l’embrassa sur les deux joues.
— Ne me dis pas que je suis en retard, nous avions dit midi et demi et il est midi vingt-cinq.
— Non, rassure-toi ma belle, mais j’étais prête de bonne heure et je ne t’ai pas attendue seule, fit-elle en désignant l’apéritif.

Marie-Christine sourit puis, hélant le garçon, commanda deux autres verres. Quand les deux femmes furent servies, elles choisirent le menu du jour et une demi-bouteille de picpoul de Pinet. Une conversation à bâtons rompus démarra, mais Marie-Christine n’était pas tout à fait à l’écoute. Frédérique le remarqua.
— Tu n’as pas l’air dans ton assiette, ça va ?
— Oui et non. Bernard et moi avons discuté ce matin et je suis soucieuse. J’ai dit des choses que je n’aurais peut-être pas dû dire.
— Vous vous êtes engueulés ?
— Non, ce n’est pas ça…
— Ah bon ? Ben, qu’est-ce qui ne va pas alors ?
— C’est personnel, tu sais.
— Je suis ton amie, oui ou non ?
— Oui, tu as raison. Promets-moi de garder ça pour toi.
— Tu vas me fâcher…

Sans relever, Marie-Christine se lança en regardant en direction de son assiette.
— Je lui ai dit, en plus édulcoré, que j’en avais marre qu’il me baise toujours de la même manière depuis le début de notre mariage. J’avais envie de changement, pas forcément d’un autre homme, mais de changement. Tu sais, tu vas rire, parfois je lorgne les godemichés sur internet, ça me fait mouiller. Je me dis que ça devrait être amusant à utiliser seule ou à deux, mais je n’ose pas en acheter, j’ai peur de froisser Bernard.
— Froisser Bernard pourquoi ? questionna Frédérique.
L’écoute attentive de son amie Fred encouragea Marie-Christine à continuer sur sa lancée.
— Il serait capable de complexer avec la taille de son sexe et celle du godemiché… Il dirait que je préfère me faire ça toute seule plutôt qu’avec lui… Qu’il éjacule trop tôt et que c’est pour ça que je veux un gode, etc. Tu sais comment il est.
— Oui, c’est un timide un peu coincé. Tu crois qu’il a connu d’autres femmes avant toi ?
— Une seule il me semble ; et encore, ce n’est pas bien net. À chaque fois qu’il en parle, il a une version différente. Pour sa fierté, je n’y fais jamais allusion, mais je me demande si je ne l’ai pas épousé puceau. Remarque, moi avec le Jean-Pierre du lycée derrière la porte des toilettes, on ne peut pas dire que j’avais une grande expérience non plus.
— Ah, oui. Jean-Pierre, il nous a bien baisées toutes les deux, le salaud ; et sûrement pas que nous. Je reviens à Bernard, tu crois qu’il aimerait goûter à une autre femme ?
— C’est possible, je ne sais pas, mais nous avons convenu l’un comme l’autre de ne pas nous tromper. Alors moi, pas d’amant et lui, pas de maîtresse ; nous nous aimons et ne voulons pas que ça s’arrête.
— Je n’ai pas parlé d’amant et de maîtresse, mais d’un homme et d’une femme.
— Que veux-tu dire ?
— À moi de te faire des confidences. Lorsque j’ai connu Georges, mon mari, j’étais un peu plus délurée que toi. Oh ! Pas de beaucoup, mais j’avais couché avec trois garçons avant lui. J’avais tout juste vingt-cinq ans quand nous nous sommes mariés et maintenant, à quarante pour moi et quarante-deux ans pour lui, nous avons décidé de mettre un peu de piment dans notre vie sexuelle, pour les mêmes raisons que celles que tu viens de m’exposer.
— Ah ? Et vous avez fait quoi ?
— J’ai trouvé un site sur internet qui organise des rencontres entre couples libertins et consentants. Cinq couples, ne se connaissant pas la plupart du temps, se retrouvent dans un lieu donné. On y boit et mange, on parle, on rigole et à minuit, les femmes tirent un homme au sort. Chaque « paire » ainsi formée, remarque que je n’ai pas utilisé le terme « couple » volontairement, va batifoler dans le lit du monsieur, le dit monsieur ramenant sa conquête à son domicile le lendemain matin. Ça ne dure qu’une nuit, pas d’amant, pas de maîtresse, pas de problèmes, juste une bite et une foufoune. Deux, devrais-je dire puisque ça fait deux paires...
— Oh ! Fred ! s’exclama Marie-Christine, la main sur la bouche.
— Ne fais pas ta mijaurée. Réfléchis. Parles-en à Bernard et vois sa réaction.
— Il ne voudra jamais…
— Que tu dis ! Tu sais les hommes sont surprenants par moments.
— Je n’oserai jamais.
— Alors, ça a servi à quoi ta discussion de ce matin ? Exposer un problème, c’est bien, mais apporter la solution en plus, c’est mieux. Un homme comme le tien qui n’a connu que deux femmes, je suis sûre qu’il fantasme sur d’autres, même s’il résiste à ses pulsions parce qu’il t’aime. Écoute, samedi prochain il y a une réunion de prévue chez des gens que je n’ai jamais vus. Georges et moi avons décidé d’y aller, mais pour l’instant, nous ne sommes que quatre couples. Or la règle c’est cinq couples ; ni plus ni moins. Tu as jusqu’à vendredi prochain pour convaincre ton mari, si toi-même es partante bien sûr. Voici l’adresse du site pour vous inscrire.

Frédérique arracha le coin de la nappe et griffonna quelques mots. Marie-Christine, pensive, observait le document qu’elle n’osait pas prendre comme si elle avait peur de se brûler. Elle sentit braqué sur elle le regard fixe de Frédérique. Puis lentement, relevant la tête, l’air décidé, elle plongea ses yeux dans ceux de son amie et rafla le papier pour le glisser dans son sac. Frédérique sourit.
— À la bonne heure, fit-elle.

Revenue chez elle après la tournée des boutiques, Marie-Christine avait le cœur qui battait la chamade. Bernard n’était pas encore rentré et sa détermination de midi s’était un peu émoussée. Soudain, elle sursauta.
— Bonsoir chérie ! fit son mari joyeusement de loin en accrochant son blouson dans la penderie.
Pénétrant dans le salon, il embrassa sa femme.
— Bonsoir, alors c’était bien ? questionna-t-elle.
— Oh ! Nous sommes allés voir un ancien tromblon qui date de la guerre de quarante au cinéma Rex, tu sais celui qui est spécialisé dans les vieux films.
— Oui, je connais. Sois indulgent, c’est pour ton père que tu fais ça, pas pour toi.
— Oui, je sais. Je préférais toutefois quand maman était là.
— Oh ! toi, tu as besoin de te changer les idées. J’avais envie de prendre l’apéritif ce soir, ça te dit ?
— Tu as raison. Sers-moi donc un whisky bien tassé et deux glaçons.

Marie-Christine s’exécuta, se prépara un Porto et posa le verre de son mari sur la table basse. Sa main tremblait.
— Ça va chérie ? demanda-t-il doucement.
— Oui, ça va, mais j’ai quelque chose à te dire.
Le cœur de Marie-Christine battait à tout rompre.
— Houla ! c’est sérieux, ironisa-t-il.
— Ne plaisante pas s’il te plait. C’est en rapport avec ce que nous nous sommes dit ce matin.
Bernard fit un bref effort de mémoire et son regard s’illumina. Il cessa tout de go de se moquer.
— Tu as un amant. C’est ça ? questionna-t-il en haussant le ton.
— Mais non ! Ce n’est pas ça, balayant les doutes de Bernard d’un geste de la main. J’ai parlé de nos problèmes à Fred à midi…
— Ça ne la regardait pas ! interrompit Bernard.
— Laisse-moi finir. Je disais que j’ai parlé de nos difficultés à Fred à midi et j’ai été surprise d’apprendre qu’elle et Georges avaient le même problème que nous, mais qu’eux l’avaient résolu.
— Ah ? Et comment ? fit Bernard soudain intéressé.
Marie-Christine résuma ce que son amie lui avait rapporté, sans toutefois évoquer la proposition qu’elle lui avait faite. Elle attendait que son mari « digère » la première partie.
— Fred et Georges… fit Bernard en souriant. Ben mon cochon, je n’aurais jamais cru ça d’eux ! C’est toutes les semaines tu dis ?
— D’habitude oui, mais personne n’est obligé d’être présent à toutes les réunions. Par contre, il faut obligatoirement cinq couples, ni plus ni moins.
— Ah ? Et elle t’a dit quand ils pensaient y aller la prochaine fois ? demanda Bernard, puis pour lui-même :
— Ah ! ce satané Georges tout de même, qui aurait cru ça de lui ?
— D’eux deux, tu veux dire. Ils y vont samedi prochain normalement…

Marie-Christine laissa en suspens sa phrase volontairement afin qu’elle soit reprise au bond, ce qui ne manqua pas.
— Pourquoi normalement ?
— Parce qu’il n’y a que quatre couples d’inscrits pour l’instant. Il en manque donc un.
— Et si personne d’autre n’y va ?
— La petite fête est annulée. Dommage, non ?

Marie-Christine se tut subitement, prit son air le plus détaché possible et plongea son regard dans celui de son mari. Une dizaine de secondes s’écoulèrent, seulement troublées par le pouls de Marie-Christine qui lui battait les tempes. Bernard se sentit fouillé jusqu’aux entrailles et finit par articuler avec peine :
— Tu ne veux pas dire que…
Silence forcené de Marie-Christine.
— Ah ! C’est bien ça ! Tu veux t’envoyer un autre mec ! J’avais pas raison ce matin ? Tu veux savoir ce que je pense de toi ? déclara Bernard d’un ton de colère.
Son épouse resta calme.
— Ce n’est pas d’un homme dont j’ai besoin, mais de son sexe ; et je te signale que je ne serais pas toute seule dans l’affaire. Toi aussi tu profiterais de l’aubaine. Quant à ce que tu penses de moi, réfléchis avant de dire des mots irréparables.
Son époux se radoucit.
— Je n’ai pas envie d’une autre femme, moi.
— En es-tu sûr ? À part moi, tu n’as connu personne, ou si peu. Tu n’as pas envie de déshabiller un autre corps, sentir des seins différents sous tes mains, d’avoir un parfum inconnu dans les narines, de pénétrer un vagin qui ne serait pas le mien…
Détournant la question, Bernard interrogea un sourire en coin :
— Franchement, tu te vois faire l’amour avec Georges ?
— Je ne ferais pas l’amour avec Georges. J’utiliserais son sexe pour assouvir mes fantasmes, ce n’est pas pareil.
— Et que je couche avec Fred, ça ne te ferait rien !
— Non, pas de cette manière. Tu la retrouverais en cachette à l’hôtel, ce ne serait pas la même chose. Tu vois, c’est aussi simple que ça.
— Écoute, non. Tes histoires ne me plaisent pas. Je refuse, n’y reviens plus.
— Je voulais éviter de te tromper. Je vois que tu ne comprends pas. Tu ne comprends surtout pas que mon sexe peut avoir besoin de choses dont tu peux être exclu sans remettre en cause mon amour pour toi. Un exemple, sais-tu que je me masturbe régulièrement dans le lit pendant que tu dors ? Ou encore dans la baignoire… Des fois, tu me trouves longue à sortir de la salle de bains. Eh bien, c’est parce que je me suis offert un ou deux orgasmes avec des fantasmes plein la tête. Des fantasmes faits de dizaines d’hommes nus dont tu ne fais pas partie. Mais de ces hommes, je ne vois que leurs sexes dressés sur lesquels je m’assois par devant ou par-derrière ou encore que je suce à pleine bouche ! Je veux continuer à fantasmer. Je ne veux pas d’amant parce que je t’aime, mais je veux goûter autre chose. Je veux réaliser mes chimères et là, Fred et Georges nous en donnent l’occasion. Car non seulement je pourrais vivre mes rêves sans aucune culpabilité, mais tu pourrais aussi expérimenter les tiens. Je sais que tu en as. Ne prétends pas le contraire, je ne te croirais pas, tu l’as dit ce matin.
— Je… commença Bernard piteusement.
— Je quoi ? questionna Marie-Christine au bord des larmes.
Bernard prit sa respiration et lâcha à contrecœur :
— Pour toi, je veux bien essayer une fois pour voir, mais si ça me déplait, jure-moi que ça sera la seule et que nous ne reparlerons plus de ça.

Marie-Christine éclata en sanglots, se jeta dans les bras de son mari et l’embrassa de toutes ses forces. Bernard se laissa faire, mais lui qui jusque là considérait son épouse comme étant aussi sa maîtresse, était certain d’avoir perdu l’une des deux à ce moment précis.
— D’accord, oui mon chéri d’accord, mais je suis sûre que tu aimeras, conclut Marie-Christine entre deux sanglots.

Le lendemain, Bernard et Marie-Christine étaient inscrits à la réunion. Frédérique, bien sûr, en a été informée aussitôt, à sa plus grande joie.
*
Le samedi suivant, dans l’après-midi, Bernard commençait à se poser des questions.
— À ton avis, quel âge peuvent avoir les participants ?
— D’après le site, le minimum est dix-huit ans et le maximum soixante. D’après Fred, la majorité des couples a entre trente-cinq et cinquante-cinq ans.
— Et bien sûr, on ne choisit pas…
— Naturellement. C’est la base de cette réunion. N’oublie pas que l’on ne repart pas avec un homme ou une femme, on repart avec un sexe. Donc peu importe celui qui le possède.
— Et si le sort me désigne pour toi ou toi pour moi ?
— Ça peut arriver, mais c’est prévu. Chacune des femmes repart avec un homme qui n’est pas celui avec qui elle est venue.
— Donc, aucune chance que je rentre avec toi ce soir…
— Non, mon chéri. Mais tu verras, tu auras à t’occuper toi aussi. À propos, emmène là dans la chambre d’amis. Notre lit, c’est sacré.
— Si tu le dis…

Dix-neuf heures trente. Douchés et pomponnés de frais, Bernard et Marie-Christine montèrent dans leur voiture pour se rendre dans un village à une vingtaine de kilomètres à l’ouest de Toulouse. La maison où les cinq couples avaient rendez-vous était magnifique, au milieu d’une pelouse immense. Au premier coup de sonnette, un homme d’une cinquantaine d’années ouvrit, leur sourit et dit :
— Bonjour, vous pouvez m’appeler Henri.
— Marie-Christine et Bernard, fit Marie-Christine. Nous sommes enchantés de faire votre connaissance.
— Moi de même. Deux de vos amis sont déjà là, Frédérique et Georges, je crois.
Henri introduisit les nouveaux arrivants dans le salon. Désignant une femme d’environ quarante-cinq ans, il dit :
— Je vous présente mon épouse, Sonia.
Puis, passant à un autre couple d’une trentaine d’années :
— De nouveaux amis : Aurélie et Sébastien.
Les quatre invités se détaillèrent de la tête aux pieds avec curiosité puis se sourirent et se serrèrent la main.
— Je ne vous présente pas Frédérique et Georges.
Ces derniers s’inclinèrent ostensiblement, un sourire en coin.
— Nous attendons encore deux personnes, mais que cela ne vous empêche pas de commencer à boire et a manger. Si vous avez besoin de quelque chose, demandez à Fernand notre majordome de ce soir, dit-il en désignant un homme aux cheveux blancs, très distingué. Nous avons le temps d’ici minuit, mais vous savez que si nos deux derniers amis n’arrivent pas, vous devrez repartir comme vous êtes venus.
— Le règlement est respecté à la lettre, souffla Bernard à l’oreille de sa femme, une lueur d’espoir dans la voix.
— Il faut ça, sinon ces réunions ne seraient que de vulgaires partouzes.

Un quart d’heure plus tard, un coup de sonnette se fit entendre. Anita et Esteban pénétrèrent dans le salon. Comme leurs prénoms le laissaient supposer, l’homme et la femme, âgés d’environ trente-cinq ans, étaient d’origine ibérique tout en étant français depuis deux générations.

Le début de la soirée fut un peu guindé, mais l’alcool aidant, minuit arriva alors que tous les participants étaient en liesse. À tel point que Bernard avait complètement oublié le motif réel de sa présence ici. Henri frappa dans ses mains, puis posa deux sacs opaques sur une table basse.
— Mes amis, voici venu le moment que nous attendons tous. Je vais demander tout d’abord aux hommes de tirer une bille au hasard et de la garder cachée.
Le sac passa de main en main, chacun des hommes en ressortit une bille de couleur. Bernard mit la sienne dans sa poche, mais eut le temps de s’apercevoir qu’elle était verte.
— Maintenant, au tour de ces dames. Attention, si l’une d’entre vous tire une bille de la même couleur que celle de son mari, elle doit en choisir une autre. Messieurs, soyez attentifs s’il vous plait.

Le deuxième sac fit le tour des mains féminines. Sonia en sortit une bille jaune et Henri l’interrompit :
— Non ma chérie, pas la jaune. Une autre s’il te plait.
Sonia remit la bille dans le sac et en tira une deuxième.
— Tout le monde a choisi ? C’est le moment de faire les couples. Mesdames et Messieurs : présentez vos billes, celles de même couleur partent ensemble, sauf naturellement la dame qui a tiré la jaune, car elle reste ici.
— C’est moi qui reste ! fit Frédérique joyeusement en tenant sa bille entre le pouce et l’index au bout de son bras levé. Tant mieux, je n’aurai pas le trajet à faire ce soir.
— Viens donc vers moi ma chérie, fit Henri.
— Marie-Christine ! appela Frédérique. Ne la cache pas, quelle couleur tu as ?
Tous les yeux se tournèrent vers Marie-Christine qui ouvrit la main lentement.
— Orange.
— Comme moi ! fit Esteban.
Marie-Christine songea immédiatement « Quelle chance ! C’est un bel homme » tandis que Bernard assassinait le prétendant du regard.
— Qui est-ce qui a la verte ? lança Bernard rageusement, surprenant sa femme.
— C’est moi, fit Aurélie qui embrassa rapidement Sébastien sur les lèvres avant de rejoindre Bernard.
« Elle est plus jeune et plus jolie que moi » songea Marie-Christine en proie à un début de jalousie.
Il restait Anita qui eut Georges pour amant d’un soir et enfin Sonia et Sébastien.
— Mesdames et messieurs, je ne vous chasse pas, mais vous devriez rentrer chez vous. Sauf toi, naturellement, ma chère Frédérique. N’allez pas trop vite sur la route, vous avez encore toute la nuit devant vous. Ravi de vous avoir reçus, à bientôt certainement.

Sur le parking, juste devant la maison, Marie-Christine monta dans la voiture de sport d’Esteban. Elle ne put s’empêcher d’observer son mari ouvrir la porte de leur propre véhicule à la belle Aurélie. Bernard ne lui jeta pas même un regard et son cœur se serra. Esteban contrairement aux recommandations d’Henri conduisait vite, mais Marie-Christine ne l’avait pas vu boire une goutte d’alcool, seulement des sodas et cela la rassura. Tout en pilotant son bolide, le conducteur posa la main sur le genou de Marie-Christine et la glissa sous sa robe, le plus haut qu’il pût aller. Marie-Christine se laissa faire, mais ne put se résoudre à écarter les cuisses ici, elle trouvait ça trop vulgaire. Une dizaine de kilomètres plus loin, Esteban s’arrêta dans un village.
— Il n’habite pas Toulouse non plus, songea-t-elle. Si je voulais, je ne pourrais pas partir au milieu de la nuit…

Esteban coupa le moteur dans une cour de graviers devant une jolie maisonnette ancienne. Il se pencha vers Marie-Christine et l’embrassa sur les lèvres. Marie-Christine décida enfin de s’abandonner à ses fantasmes et ouvrit la bouche en confiant sa langue à son amant d’un soir. Esteban glissa la main entre les cuisses de Marie-Christine qui cette fois-ci, les écarta suffisamment pour se laisser caresser le sexe à travers le tissu. Elle poussa un soupir et sentit un flot de cyprine mouiller le fond de sa culotte. Esteban s’en aperçut et sortit vivement de la voiture tout en intimant à sa conquête de faire de même. Main dans la main, l’homme et la femme entrèrent dans la maison et se retrouvèrent dans une chambre confortable au rez-de-chaussée. Debout, ils s’embrassèrent violemment, mais soudain, Esteban appuya sur les épaules de Marie-Christine qui tomba à genoux. Adroitement, il défit sa braguette et la ceinture de son pantalon et en sortit une verge de taille honorable raidie par le désir. Il prit Marie-Christine par les cheveux et lui fourra son pénis dans la bouche jusqu’à toucher la luette. Marie-Christine en eut la nausée, mais Esteban n’en avait cure. Il effectuait de grands va-et-vient sans tenir compte des difficultés qu’avait sa compagne à avaler sa propre salive. Il allait et venait, allait et venait et soudain, il poussa un râle en accélérant ses mouvements. Marie-Christine ne suivait plus, elle émit un cri étouffé par la verge qui lui obstruait la bouche quand celle-ci éjacula un sperme épais qu’il lui fallut absorber. Esteban, ramenant son gland au niveau des lèvres de sa maîtresse effectuait des mouvements rapides de peu d’ampleur et chacun d’entre eux libérait une giclée de liquide séminal. Marie-Christine ne put tout avaler, laissant fuir par la commissure des lèvres une liqueur blanche et visqueuse qui lui coulait le long du menton avant de retomber sur sa robe. Après une douzaine d’éjaculations, Esteban repoussa Marie-Christine qui enfin put reprendre son souffle. Il l’embrassa sur la bouche et de la langue, recueillit sur son menton les quelques gouttes de sperme qui s’étaient échappées. Le sexe toujours raide, il prit Marie-Christine dans les bras et la coucha sur le lit. Lui remontant la robe jusqu’au nombril, il arracha la culotte de coton, poussa violemment sur les genoux et plongea sa bouche sur la vulve brûlante et trempée de la jeune femme. Marie-Christine eut un sursaut de plaisir. Elle écarta les cuisses au maximum, s’arrangea pour présenter de temps en temps, son orifice secret se situant derrière le vagin. Elle aimait sentir la caresse de la langue mouillée sur son anus, cela la faisait lubrifier devant. Revenant sur la vulve, Esteban plongea sa langue raidie comme un pénis et lécha ardemment les zones les plus sensibles. Marie-Christine prit soudain la tête de son compagnon de lit entre les mains et la serra fort tout en poussant un hurlement de plaisir. Les vagues de son spasme voluptueux durèrent quatre ou cinq minutes. Quatre ou cinq minutes pendant lesquelles Esteban léchait avec vigueur le vagin, le clitoris, les petites lèvres, les grandes lèvres, le sphincter jusqu’à ce que Marie-Christine le repoussât, épuisée par l’orgasme qu’il lui offrait. Puis elle se pencha vers Esteban et prit son pénis dans la main. Il était brûlant et raide comme s’il n’avait jamais joui. Elle remarqua que le gland n’avait pas de prépuce et ne sut comment le masturber. En faisant glisser ses doigts le long de la verge, elle sentit un anneau de caoutchouc enserrant la hampe à la base, au niveau du scrotum. Elle se mit à quatre pattes devant Esteban qui approcha son phallus. Elle le guida vers le volcan en éruption de son vagin et se laissa pénétrer de toute la longueur de son pénis. Esteban la besogna savamment, sortant sa verge et la replongeant avec force. Son orgasme précédent le fit tenir plus longtemps et Marie-Christine eut tout le loisir de jouir sous les coups de boutoir de son amant. Esteban se mêla au plaisir de Marie-Christine en poussant un râle sauvage venant couvrir les cris aigus et plaintifs de sa compagne.

Les deux amants passèrent le reste de la nuit à jouir et à se faire jouir. Il lui apprit à masturber un pénis circoncis, elle lui apprit à pratiquer l’anulingus surtout celui qu’elle-même apprécie par-dessus tout et qui porte le joli nom de « colibri ». La seule chose qu’elle refusa à Esteban cette nuit-là, ce fut un rapport anal. Celui-ci le comprit et n’en prit pas ombrage. Épuisés, ils s’endormirent vers neuf heures du matin pour se réveiller deux heures plus tard.
— Réveille-toi ! Vite ! fit Esteban à Marie-Christine en la secouant. Anita doit revenir à midi, c’est l’heure fixée par le règlement.
— Oui, chéri. Je viens. Aussitôt dite, elle regretta l’expression de « mon chéri » qu’elle ne voulait réserver qu’à Bernard, mais Esteban ne releva pas.
Marie-Christine se leva, se doucha rapidement puis Esteban la reconduisit chez elle en un temps record pour repartir aussi vite. Ils ne s’étaient même pas dit au revoir.
Onze heures quarante-cinq. Marie-Christine pénétra timidement dans son appartement, Bernard tournait en rond dans le salon.
— Alors, ça t’a plu salope ?

Interloquée par l’accueil de son mari, Marie-Christine ne releva pas. Tout juste lui dit-elle :
— Je te répondrai quand tu seras calmé. En attendant, je vais dans notre chambre et te demanderai de rester dans le lieu de tes ébats pour l’instant.
Sur ces mots, Marie-Christine disparut de la vue de Bernard qui eut un geste de mauvaise humeur. Elle dormit tout l’après-midi.
Le soir même, penaud, Bernard frappa doucement à la porte de leur chambre :
— S’il te plait, Marie (il l’appelait par un diminutif dans quelques cas précis) ouvre-moi. Je regrette ce que je t’ai dit, je te demande de m’excuser.
La porte s’ouvrit, Marie-Christine embrassa son mari et se dirigea vers le salon avec lui.
— Il y a un abcès à crever chéri, commença-t-elle. Oui, j’ai couché avec Esteban, mais c’était prévu dès le départ avec lui ou un autre. Oui il m’a baisée comme tu ne le fais pas, mais en revanche toi tu me fais l’amour comme il ne saura jamais le faire. J’ai apprécié cette nuit, car elle correspond exactement à mes fantasmes, mais encore une fois, cela ne remet pas en cause l’amour que j’ai pour toi. Est-ce que je te demande ce que tu as fait avec Aurélie ? Cette fille bien plus belle que moi, je suppose que ça t’a plu aussi ? Tu t’es bien vidé les couilles, alors ne me demande pas si je me suis fait ramoner le vagin.
— Tu deviens vulgaire, Marie.
— Oui, tu as raison, mais « salope » ce n’est pas vulgaire ça ?
— Je m’en suis excusé.
— Désolé, ça ne suffit pas. Tu vois, j’étais décidée à stopper cette expérience si tu me l’avais demandé, là maintenant. Eh bien la salope, contrairement à ce qu’elle t’a promis, va encore faire deux réunions et seulement après je me poserai la question de savoir si je continue ou non.
— Il faudra bien que je vienne aussi, fit Bernard un sourire en coin.
— Ça, ce n’est pas un problème. Je ramasse n’importe quel type dans un bar, il sera trop content de tirer un coup à l’œil. Il y a une réunion la semaine prochaine vers le parc Saint-Ex., je peux même y aller à pied.
— D’accord tu as gagné. Va pour la semaine prochaine. Tu t’arrêteras après ?
— J’ai dit trois ! répondit Marie-Christine inflexible.
*
En soirée, le samedi suivant dans le salon de l’appartement de Bernard et Marie-Christine :
— Frédérique et Georges seront là ? s’enquit Bernard.
Marie-Christine finit d’ajuster son mini-short mettant en valeur ses superbes jambes habillées d’un collant noir.
— Pas cette fois-ci. Fred m’a dit qu’ils devaient rendre visite à un membre de la famille, oncle ou cousin, je ne me rappelle plus, du côté de Clermont-Ferrand.
— Ce seront donc quatre couples inconnus, conclut Bernard.
— Au moins, tu ne coucheras pas avec Fred ni moi avec Georges ! répondit Marie-Christine en riant.
— Tu trouves ça drôle.
— Nous sommes censés y aller pour nous amuser…

Au moment de partir, Bernard hésita à prendre la voiture. Le lieu de rencontre était proche, mais la règle était de ramener la fille que le sort lui aura accordée en voiture et non à pied. De plus, le temps était incertain et la pluie n’était pas exclue pour le milieu de la nuit. Dix minutes plus tard, Bernard rangea son véhicule dans une rue calme, près du parc Saint-Exupéry. Le couple se présenta à l’entrée d’un immeuble moderne et luxueux et appela à travers un interphone. Au troisième étage, une porte était déjà ouverte à leur attention et une femme d’une trentaine d’années les introduisit. Cette fois-ci, Bernard et son épouse étaient les derniers arrivés et un « ouf » de soulagement sembla sortir de la bouche des huit autres membres de la soirée. L’éventail des âges était large, allant de Jocelyn et Lydie qui n’avaient pas vingt-trois ans, jusqu’à Didier et Patricia qui accusaient leurs cinquante-cinq ans en passant par leurs hôtes d’une trentaine d’années et d’un dernier couple visiblement du même âge que Marie-Christine et son mari. Machinalement, Marie-Christine commença à s’interroger sur son futur cavalier, quant à Bernard, il paraissait scruter avec envie la jeune Lydie. Si les billes furent favorables à Bernard en lui offrant la jeune femme, elles n’accordèrent à Marie-Christine que Didier. Bernard en fit la remarque acerbe à sa femme qui lui répondit du tac au tac :
— Il a sûrement beaucoup d’expérience et de plus, à cet âge les hommes sont, parait-il, très doux. Mais je te raconterai demain si tu veux, ajouta-t-elle cyniquement.
Bernard se renfrogna et s’éloigna de son épouse pour se diriger vers Lydie, toute jeune femme blonde et pulpeuse à souhait.

Didier était effectivement très prévenant, galant et légèrement vieille France. Il ouvrit la porte passager de sa luxueuse Mercédès à Marie-Christine avant de s’installer à côté d’elle.
— Il m’étonnerait fort qu’il me mette la main entre les cuisses pendant le trajet, songea-t-elle.

En effet, Didier eut une conversation polie, mais n’approcha pas de main douteuse en direction de sa compagne. Marie-Christine était ravie et appréciait fortement la galanterie de cet homme, ce qui la changeait beaucoup de l’attitude des hommes actuels que la société a bien transformés. La voiture ne quitta pas Toulouse, mais s’arrêta devant un hôtel particulier du sud de l’agglomération. Didier emmena sa compagne d’un soir dans une chambre luxueuse et lui présenta un lit aux draps de soie tendus à rompre. Il la pria de s’asseoir et, pendant que Marie-Christine le regardait faire, se tourna vers un valet de nuit pour se déshabiller calmement. Nu, il se retourna vers sa compagne et lui présenta le deuxième valet de nuit. Elle jeta un coup d’œil discret vers l’entrejambe de Didier et vit un sexe flaccide sur des testicules de bonne taille qui pendaient plus que de coutume. Sans y attacher d’importance, elle se leva, se mit nue, se retourna et s’approcha de Didier pour lui passer les bras autour du cou. Elle lui présenta ses lèvres et les unit avec les siennes en un baiser passionné. Marie-Christine se saisit du membre viril de Didier et le caressa ainsi que le scrotum étonnamment ballant dont elle soupesa un à un les testicules. Elle fut toutefois déçue de ne provoquer aucune érection alors qu’elle-même commençait à inonder ses cuisses d’une cyprine abondante. Didier se mit soudain à genoux et, le nez dans la toison pubienne de Marie-Christine, sortit sa langue pour lui lécher la vulve et tout ce qui avait coulé le long de son périnée. Debout, le regard vers le plafond, elle appréciait la douce caresse et sentait son vagin sécréter son lubrifiant bien plus vite et bien plus abondamment que d’habitude. Elle ne s’y attendait pas, du moins pas tout de suite, mais elle fut surprise par un orgasme foudroyant. Pendant plusieurs minutes, son vagin se contracta et se décontracta à raison d’une fois par seconde, soixante fois par minute… Toutes les cinq secondes, Marie-Christine émettait un cri plaintif qui faisait redoubler d’ardeur la caresse de son amant. La cyprine, éjectée par les spasmes vaginaux, débordait de la bouche de Didier et lui trempait le visage, le cou et ses mains agrippées aux cuisses. Dans un dernier râle, Marie-Christine s’allongea sur le lit ou plutôt, tomba dessus sur le dos. Didier, le visage ruisselant du lubrifiant de sa compagne, se coucha à côté d’elle et lui dit :
— Je ne peux hélas bander et avoir du plaisir que si je prends votre petit orifice. C’est une bizarrerie de la vieillesse. Si vous ne le voulez pas, je vous comprendrais.

Marie-Christine hésitait. Elle n’avait jamais donné son rectum à Bernard, sauf quand il le lui léchait. Mais de là à se faire sodomiser, il y avait un pas qu’elle n’avait encore jamais franchi.
— Je ne l’ai jamais fait, eut-elle le courage d’avouer à Didier. L’entrée risquerait d’être trop difficile pour moi.
— Essayons, je vous prie. Ma verge est bien moins grosse que ne le laisseraient croire mes gonades. Je n’imagine pas vous faire mal, seulement vous donner du plaisir.
— Vous êtes tellement prévenant, je veux bien essayer. Mais promettez-moi d’arrêter si je vous le demande.
— Vous avez ma parole de gentilhomme.
— Alors, j’ai confiance.

Marie-Christine désirait voir son amant pendant la pénétration. Aussi, au lieu de se positionner à quatre pattes pour une levrette classique, elle se mit sur le dos, écarta les jambes au maximum et releva le bassin. Prenant une cuisse dans chaque main, elle tira jusqu’à ce que ses genoux touchassent sa poitrine. Elle offrait ainsi son anus bien plus que son vagin à Didier qui lui dit :
— Merci pour votre aide. Je ferai tout ce que vous voudrez après.
Didier se mit à genoux et approcha son gland encore mou contre le sphincter de Marie-Christine. Celle-ci passa la main sur sa vulve où le lubrifiant était pléthorique pour en frotter son anus et le pénis de Didier.
— Je suis prête, fit-elle.

Didier tenta de pénétrer plusieurs fois, mais le sphincter n’était pas coopératif. À la longue pourtant, prenant de la raideur, son membre devint plus agressif et finalement le gland entra de quelques centimètres, pénétration accompagnée d’une plainte de Marie-Christine. Didier ne put résister à l’envie de pousser l’intégralité de son gland dans l’antre secret de sa compagne et quand il y parvint, s’enquit :
— Comment vous sentez-vous ma chère ?
— Le plus dur est passé, je pense, fit-elle en haletant. Je n’attends plus qu’une chose maintenant, c’est votre verge tout entière !

Didier ne se le fit pas dire deux fois et poussa son pénis jusqu’à ce que ses testicules fussent coincés entre son bas-ventre et les fesses de Marie-Christine.
— Quel bonheur de se sentir aussi ferme ! s’exclama-t-il-il.
— Continuez, fit Marie-Christine, ne vous occupez pas de ma main.

Intrigué, Didier regarda la main en question. Sa maîtresse avait glissé un doigt dans son vagin et caressait son clitoris selon un rythme calqué sur les aller et retour de la verge de Didier. Ses doigts qui bougeaient lui effleuraient involontairement le pubis quand il amenait son pénis au plus profond du rectum et cela l’excitait. L’anus communiquait au vagin ses envies d’orgasme et comme un seul être, Marie-Christine et Didier hurlèrent d’un plaisir savamment recherché et savamment obtenu. La verge de Didier resta dans les entrailles de Marie-Christine de longues minutes, de même que le doigt de la jeune femme entre ses petites lèvres. Tous deux immobiles, chaque mouvement rendant les zones sensibles douloureuses.
Épuisés, les deux amants se reposèrent. Didier finit par dire :
— Vous avez été magnifique, je vous en remercie. Ce n’est pas tout le temps que je tombe sur quelqu’un de si compréhensif et participant que vous.
— C’était une découverte pour moi. Je suis heureuse de l’avoir faite avec quelqu’un d’aussi prévenant que vous. Mais vous me devez quelque chose…
— Tout ce que vous voulez, vous n’avez qu’à parler.

Marie-Christine se libéra de la verge de Didier qui était redevenue flaccide et se tourna à quatre pattes. Elle écarta les jambes, offrit sa vulve et son anus à la vue de Didier.
— Maintenant que vous avez fait rentrer votre phallus, vous n’aurez aucun mal à faire comme le colibri…
— L’oiseau tellement agile de la langue ? Je vois.

Sur ces paroles, Didier se pencha entre les fesses de Marie-Christine, approcha sa bouche et, profitant de ce que le sphincter était encore relâché, pénétra l’anus de la pointe de la langue sous les soupirs de plaisir de sa compagne. Marie-Christine amena son doigt sur son clitoris et goûta l’anulingus jusqu’à l’orgasme qui la vainquit, au grand bonheur de son amant d’un soir.
C’était fini pour eux deux. Marie-Christine et Didier s’endormirent dans les bras l’un de l’autre jusqu’au petit matin. Ce fut toujours aussi galamment que Didier déposa sa compagne à midi chez elle, devant le numéro 17 d’une certaine rue proche du Jardin Royal.
Tout comme la semaine précédente, Bernard attendait sa femme impatiemment. Édulcorant son langage, il ne lui dit que :
— Alors, c’était bien ?
— Tu ne vas pas me poser cette question à chaque fois, répondit Marie-Christine. Je ne te demande rien moi. Tu me donnes envie de rajouter une autre réunion à celle de la semaine prochaine.
— Parce que c’est la semaine prochaine ? Encore ?
— Oui, mais il faut que j’en discute avec Fred. Georges et elle doivent venir aussi, mais elle m’a prévenue que c’était une variante. Je n’en sais pas plus.
— Une variante ?
— Oui, je vois Fred demain midi. Nous en parlerons et je te dirai ce qu’il en est. S’il n’y avait pas eu cette variante, je crois que je me serais arrêtée là. Mais je veux savoir ce que c’est. Après, c’est juré, ce sera fini. Les fantasmes perdent de leurs attraits quand ils sont vécus…
Rageusement, Bernard prit son blouson et quitta l’appartement.
*
Lundi midi à « La Cassolette », Frédérique et Marie-Christine entamaient le menu du jour.
— Alors, tu m’expliques ce qu’est cette variante ?
— Depuis que je t’ai amenée à ces réunions, on ne t’arrête plus. Mais Bernard, il aime aussi ?
— Il ne me parle de rien et je ne lui demande rien non plus. Toutefois, les deux fois où il est rentré chez nous, c’était avec deux nénettes sacrément mignonnes, il n’a pas dû s’ennuyer. Il semble un peu jaloux en ce qui me concerne, mais ça ne dure pas longtemps. Tant que c’est comme ça…
— Alors tu continues ?
— Écoute, je pensais m’arrêter à la deuxième. Je suis tombée sur un homme formidable, j’aimerais que Bernard devienne ainsi. Mais tu as excité ma curiosité avec ta variante et je vais repousser d’une fois. Alors, en quoi consiste-t-elle ?
— Il s’agit d’un gang-bang. Ce sera le deuxième pour moi.
Devant l’air interrogateur de Marie-Christine, Frédérique précisa :
— Il y a toujours cinq couples, mais là personne ne quitte la maison où se situe la réunion. Tout le monde se met à poil, les hommes tirent une seule bille de couleur pour eux tous. Les femmes choisissent une bille normalement, celle qui a la même couleur que les hommes devient leur jouet sexuel pendant douze heures d’affilée, de vingt et une heures à neuf heures du matin. L’homme qui l’a accompagnée a le droit de tirer une autre bille au hasard et de coucher avec celle que le sort aura choisie. Il peut se déplacer dans une autre pièce, de même que les trois femmes restantes qui peuvent, au choix, se gouiner entre elles, mater les quatre mecs s’amuser, ou ne rien faire.
— Donc, nous aurons chacune vingt pour cent de chances de coucher avec un homme que l’on ne connait pas, soixante pour cent avec deux femmes que l’on ne connait pas plus, sauf toi ma grande, et encore vingt pour cent d’être le jouet de ces messieurs.
— Statistiquement tu as raison, mais est-ce que ça ne va pas plus loin ? Tu as pensé à toutes les situations ?
— J’assumerais, sois-en sûre. Et toi, tu as dit que c’était ton deuxième, tu as fait quoi ?
— Je suis restée avec les deux femmes. Nous nous sommes léché la chatte mutuellement.
— Comme ça, je suis prête à toutes les situations. Soit Bernard se régale sur une femme avec trois autres gars, soit il couche avec une autre. Rien de tout cela ne devrait lui déplaire.
— Es-tu sûre qu’il supporterait de te voir baisée par quatre hommes à la fois ?
— Il ne me verra pas puisqu’il coucherait avec une autre si j’ai bien compris. S’il le faut, je m’arrangerais pour qu’il change de pièce.
— Soit, mais réfléchis bien, tu as toute la semaine. Samedi soir, c’est à Granvidard, au château.
— Je te promets d’y penser, mais je nous inscris dès ce soir. Pour l’instant, je suis décidée.
— Et Bernard ?
— Il viendra, il sait que c’est la dernière, je le lui ai assuré.
Frédérique et son amie terminèrent le repas puis se quittèrent en se faisant la bise. Marie-Christine rentra chez elle et annonça les termes de la variante à Bernard.
— C’est la dernière, tu m’as promis ?
— Oui.
— Alors d’accord. Souviens-toi que je fais ça seulement parce que je t’aime.
— Tu verras. Notre couple en sortira plus fort, je te le jure.
*
Le samedi suivant dans la soirée, sur la route de Granvidard, Bernard et Marie-Christine suivaient de loin la voiture de Georges et Frédérique. Ils arrivèrent dans la cour du château en même temps. Un domestique au style ampoulé les introduisit dans une superbe pièce aux tentures moirées où ils furent accueillis par Enguerrand et Madeleine, brillants quinquagénaires et propriétaires des lieux. On leur présenta deux jeunes gens d’une trentaine d’années, Jonathan et Élodie. En attendant le cinquième couple, Bernard, Marie-Christine et leurs amis firent honneur aux plats et alcools subtils qui leur étaient offerts. Peu de temps après, les derniers participants arrivèrent. L’homme, Stéphane, avait une trentaine d’années tandis que Virginie, la femme qui l’accompagnait, allait plutôt sur ses quarante ans. Une conversation de salon s’installa, mais tout le monde regardait discrètement sa montre. À vingt heures trente, le maître de maison ferma les portes et tentures de la pièce et pria ses invités de se décaler vers le grand tapis recouvert de coussins, situé près de la cheminée en pierre. Enguerrand prit la parole :
— L’homme le plus jeune doit maintenant tirer une bille pour toute la gent masculine de ce soir. C’est soit Stéphane, soit Jonathan.
— Stéphane et Jonathan se murmurèrent quelques mots à l’oreille puis Jonathan s’approcha d’Enguerrand qui lui tendit le sac de billes. Il en tira une, mais la tint cachée dans sa main.
— Mesdames, c’est à vous.

Chacune des invitées choisit une bille de couleur dans une autre sacoche et la présenta sur sa paume grande ouverte.
Jonathan tendit la bille bleue qu’il avait tirée. Enguerrand reprit :
— Aujourd’hui la soirée va être bleue ! Quelle est l’heureuse élue ?
Les femmes regardèrent leur trophée en riant, mais Marie-Christine savait déjà qu’elle serait le jouet de la soirée et même de la nuit.
— Bravo, Marie-Christine ! Tenez-vous prête, la partie commence à vingt et une heures précises.
— Bernard, voulez-vous tirer une bille dans celles qui restent du sac des hommes ?
La mort dans l’âme, tout en scrutant Marie-Christine qui tentait d’échapper à son regard, il prit une bille dans le sac.
— Rouge.
Un petit cri jaillit. Marie-Christine pâlit, son amie Fred avait aussi une bille rouge. Elle la fusilla du regard.
— Bernard et Frédérique, je vous demande d’aller dans la pièce à côté. Il y a un grand lit et tout ce qu’il vous faut. Mesdames et Messieurs, il est temps d’ôter nos oripeaux, dans quelques minutes, la pendule sonnera neuf heures et nous aurons douze heures de fête devant nous.
Bernard et Frédérique quittèrent la pièce tandis que les invités restants se déshabillèrent en riant, sauf Marie-Christine qui paraissait soucieuse. Lorsque tout le monde fut nu, Enguerrand ordonna :
— Marie-Christine, à genoux au milieu du tapis. Messieurs, faisons-lui une haie d’honneur et présentons-lui nos glaives. Je vous rappelle Messieurs, que vous ne devez pas cracher votre liqueur à l’intérieur de Marie-Christine. Tout le monde doit voir le produit de votre orgasme.

Pendant que les femmes commençaient à se caresser au beau milieu des coussins, les quatre hommes se positionnèrent face à Marie-Christine qui détailla les sexes qu’elle aurait à contenter. Certains étaient déjà en érection, d’autres non. Stéphane n’attendit pas le dernier coup de vingt et une heures et s’approcha de Marie-Christine prête à tout. Il posa son gland sur les lèvres de la jeune femme et força légèrement. Elle ouvrit la bouche, et le jeune homme en profita pour faire entrer son pénis le plus loin possible. Marie-Christine, surprise, se retira en toussant avant de reprendre le sexe en bouche. Stéphane entama des aller et retour réguliers devant les yeux intéressés de son épouse Virginie. Enguerrand prit une main de Marie-Christine et lui fourra son phallus dedans. Lui saisissant le poignet, il fit aller la main d’avant en arrière puis Marie-Christine continua seule. Georges, gêné d’être ainsi devant une amie, fit de même avec l’autre main. Se glissant entre Georges et Enguerrand, Jonathan se mit à côté de Stéphane et présenta son gland. Beau joueur, Stéphane se retira un instant de la bouche de Marie-Christine pour qu’elle puisse sucer le pénis de Jonathan. Elle alla ainsi de l’un à l’autre au gré de ses envies. Soudain, un soupir plus appuyé se fit entendre sur sa droite. Enguerrand, qui se laissait masturber depuis le début était proche de l’orgasme. Les trois hommes s’arrêtèrent en riant, laissant Marie-Christine s’occuper de cette urgence. Enguerrand soudain s’approcha de la jeune femme qui continuait à faire aller et venir son prépuce. Il poussa un râle de plaisir et éjacula avec force un trait de sperme qui atterrit sous l’œil droit de Marie-Christine. Ouvrant grand la bouche, elle continua sa masturbation et recueillit sur sa langue seulement deux giclées de liquide séminal sur les dix qu’Enguerrand produisit. Les autres se perdirent dans ses cheveux, sur ses épaules ou entre ses seins. Virginie, voyant que son mari avait été délaissé provisoirement par Marie-Christine s’était approchée de lui et, collée dans son dos, se mit à le masturber. L’orgasme d’Enguerrand ainsi que le savoir-faire de sa femme fut pour Stéphane un déclic et il s’avança rapidement près de l’objet de la soirée la verge raide comme un bâton. Quand elle le jugea assez près, Virginie le fit éjaculer sur Marie-Christine qui attendait, tête relevée, bouche ouverte et langue tendue. Sous les yeux attentifs des participants, le sperme coula et gicla, recouvrant le visage, la langue et les seins de Marie-Christine aux anges. Jonathan observait ses compagnons et la jeune femme avec intérêt. Des quatre, c’est lui qui avait la plus grosse et la plus longue verge et, voyant que Marie-Christine prenait vraiment son rôle à cœur, s’approcha d’elle et la fit basculer sur les mains. Il appela Georges et lui indiqua la tête tandis que lui-même s’installa derrière elle. Georges se positionna devant la bouche de Marie-Christine qui lui sourit et, sans se poser de questions, lui pompa la verge goulûment. Georges se mit aussitôt à soupirer d’aise. Jonathan n’avait pas perdu son temps et derrière Marie-Christine, il avait fait un peu de progrès en écartant de son gland le sphincter de la jeune femme.
— Heureusement que Didier a ouvert le passage la semaine dernière et que j’ai entretenu le chemin de mes doigts dans la baignoire, songea-t-elle.

À peine eut-elle achevé cette pensée qu’elle émit un cri perçant en retirant la verge de Georges de sa bouche. Jonathan, sans précautions avait enfoncé son pénis dans l’anus de Marie-Christine d’une moitié de sa longueur et entama une série d’aller et retour de plus en plus appuyés. Il parvint ainsi à enfourner la totalité de la longueur appréciable de son phallus et donnait de grands coups de reins. Marie-Christine avait repris le gland de son ami Georges et le suçait en émettant des plaintes de contentement.
— Attention, Messieurs. Aucun de vous ne doit jouir dans les endroits cachés, intervint Enguerrand.
Georges et Jonathan allaient et venaient tous deux en cadence, chacun à une extrémité de Marie-Christine à quatre pattes. Elle aurait aimé les faire jouir en même temps, avoir du sperme dans le rectum et dans la bouche simultanément, quel bonheur cela aurait pu être… Ce fut Georges qui décrocha le premier. Retirant vivement sa verge des lèvres de Marie-Christine, il se masturba devant son visage radieux.
— Pardon Marie-Christine, fit-il et il poussa un cri tout en éjaculant sur le visage et les cheveux de la jeune femme.

Simultanément, Jonathan ahanait derrière Marie-Christine. Il se rapprocha le plus possible du point de non-retour puis, rapidement, ressortit son pénis de son écrin et finit en se masturbant sur le dos de Marie-Christine qui reçut une demi-douzaine de jets de sperme copieux et chaud depuis la racine des cheveux jusqu’en haut de la raie des fesses.
Tous les hommes applaudirent et Enguerrand félicita :
— Bravo, Marie-Christine, vous êtes vraiment fantastique. Tiendrez-vous toute la nuit ?
Marie-Christine se remit à genoux, du liquide séminal coulait un peu partout sur sa peau. Elle sourit.
— Merci pour le compliment, fit-elle. À votre disposition.

La nuit fut longue pour chacun. Marie-Christine masturba, suça, fit des cravates de notaire, se fit prendre par-derrière, par devant, par les deux côtés à la fois, elle fit jouir deux hommes à la fois d’une seule main, elle eut même, pour la première fois de sa vie, deux pénis simultanément et profondément enfoncés dans le vagin. Les hommes, fatigués, espaçaient leurs prestations de plus en plus, Marie-Christine leur tenait la dragée haute. Vers cinq heures du matin, Enguerrand s’avoua vaincu. À six heures, c’était Georges puis Jonathan. Ce fut Stéphane qui, à neuf heures moins cinq, acheva la soirée en se masturbant une dernière fois sur le visage de la jeune femme. Pauvre et unique éjaculation qui ne vit qu’une goutte de liquide séminal incolore tomber à terre piteusement. À neuf heures, Marie-Christine se leva et s’exhiba nue et dégoulinante de sperme aux quatre hommes. Elle les toisa d’un air vainqueur et leur dit :
— Je peux faire une heure supplémentaire si vous voulez…

Les hommes rirent franchement et lui assurèrent que grâce à elle, ils avaient passé la plus merveilleuse nuit de toutes celles qu’il avait connues auparavant, mais que pour l’instant ils n’en pouvaient plus.
Soulevant ostensiblement ses deux seins mouillés de ses mains, Marie-Christine déclara :
— Je vais me doucher alors, Enguerrand, pouvez-vous m’indiquer le chemin, s’il vous plait ?
*
Personne n’ayant pris la parole, la voiture qui ramena Bernard et Marie-Christine avait été singulièrement silencieuse. Tandis que la jeune femme se coucha dès son arrivée, Bernard préféra rester seul dans le salon. En début de soirée, il fut rejoint par son épouse qui s’était levée avec difficultés et vint s’affaler dans un fauteuil. Elle grimaçait légèrement.
— Je pense que tu as eu enfin ton compte cette nuit. Je me trompe ?
Marie-Christine ne répondit pas.
— C’était la dernière ? Hein ? reprit-il.
— C’est vrai que je l’ai dit, mais j’ai l’impression d’avoir touché à une drogue et de ne plus pouvoir m’en passer.
— Tu n’es pas sérieuse ?
— Une fois par mois, chéri. Pas une fois par semaine, une fois par mois. Tu veux bien ? Dis ? Jusqu’à présent tu as eu de belles femmes, tu devrais aimer ça aussi, non ? À propos, elle baise bien Fred ?
— Tu vas finir par me dégoûter complètement Marie. Comment peux-tu encore prétendre m’aimer ?
— Tu ne comprends pas… Je t’aime, mais ça, c’est tellement différent !
— Je sors. Va te recoucher, tu es méconnaissable.

Alors que Bernard était à l’extérieur, le téléphone retentit. Frédérique appelait Marie-Christine pour lui proposer, dès le lendemain, de déjeuner à « La Cassolette ». Elle en fit part à Bernard le lundi matin et, à l’heure habituelle, les deux femmes étaient en pleine conversation.
— Si tu savais chérie… commença Marie-Christine en riant. J’ai mal aux articulations de la mâchoire à force d’avoir sucé, j’ai l’anus déchiré qui me fait mal et le vagin et le clitoris en feu. J’ai même mal aux seins de trop les avoir remués ! Je ne pourrai pas aller à la réunion de samedi prochain, c’est au-dessus de mes forces.
— Parce que tu as l’intention de continuer ? Je croyais que c’était la dernière fois.
— Oui, je l’ai dit, mais je ne peux pas m’arrêter.
— Et Bernard ? Tu penses à Bernard ?
— Oh, lui… Pourvu qu’il ait un petit cul à baiser, il me fiche la paix. Oh ! Pardon ! J’oubliais que lui et toi…
— Eh bien, lui et moi rien du tout ! Il m’a tout raconté et nous avons dormi bien sagement comme frère et sœur.
— Tu plaisantes ! Je ne te crois pas.
— Mieux que ça ! Bernard m’a affirmé que pour Aurélie et Lydie, les belles jeunes femmes de tes deux premières séances, ça s’est passé de la même manière. J’ai rencontré Lydie par hasard l’autre jour, elle me l’a confirmé. Elle était persuadée que Bernard était impuissant.
Marie-Christine regardait son amie avec des yeux ronds :
— Mais pourquoi ? Pourquoi ? explosa-t-elle en larmes.
— Parce qu’il t’aime, parce qu’il t’aime vraiment. Il t’attend, ne le déçois pas.
Marie-Christine repoussa brusquement sa chaise et s’enfuit en courant au hasard des rues.
— Marie ! Où vas-tu ?

Bernard, qui était allé rendre visite à son père, revint chez lui vers dix-neuf heures. Il fut surpris de ne pas trouver son épouse, mais sachant qu’elle passait la journée avec Fred, il ne fut pas inquiet. Marie-Christine revint plus tard dans la soirée. Sans dire un mot, elle fonça dans la chambre d’amis dont elle tira le verrou puis, à travers la porte :
— Laisse-moi seule s’il te plait chéri. Je ne suis pas bien.
— Tu es sûre ?
— Oui, oui. Ça ira mieux demain, tu n’auras plus honte de moi. Je t’aime.
Ça faisait longtemps qu’elle ne le lui avait pas dit, aussi Bernard fut rassuré et décida de se coucher.
— C’est enfin fini ces saloperies, se dit-il.

Ce fut un léger courant d’air froid inhabituel qui réveilla Bernard ce matin-là. Il scruta rapidement le radio-réveil qui indiquait cinq heures trente. Le jour se levait, mais la rue était toujours déserte et silencieuse. Il sortit du lit en frissonnant, quitta la pièce et arrivant devant la chambre d’amis, s’aperçut que la porte était entrouverte. Marie-Christine avait dû se lever cette nuit et se recoucher sans fermer. Il passa la tête par l’entrebâillement et ne vit personne. La fenêtre grande ouverte l’intrigua. En approchant du lit, son cœur ne fit qu’un bond dans sa poitrine. Une large tache de sang maculait draps et couvertures et se poursuivait au sol jusqu’au rebord et à la rambarde de la fenêtre. Affolé, Bernard s’y précipita. À ses pieds, un cutter était posé au sol au milieu d’une autre éclaboussure de sang. Il s’appuya sur la balustrade poisseuse et ne put retenir un cri. Marie-Christine gisait sur les pavés de la cour, nue, le corps ensanglanté. Du cinquième étage, il ne pouvait pas voir que Marie-Christine s’était entaillé les seins, l’intérieur des cuisses, l’anus, le périnée et la vulve jusqu’au nombril, la paume des mains et même la langue et les joues qu’elle avait tranchées à la manière d’un sourire éternel et sanglant. Tout ce qui était devenu pour elle objet de dégoût et de haine après avoir été objet de désir et de jouissance avait été impitoyablement et atrocement mutilé.

Bernard, muet, titubant de douleur et d’horreur ramassa le cutter en tremblant. Effondré et hagard il s’assit sur le lit, sortit une lame de l’outil et d’un coup sec, sans une hésitation, se trancha la carotide.
*


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Commentaires de l'histoire :

Fleur de Sel.
Mais pourquoi une fin aussi tragique ?
Posté le 14/05/2018

jo
tres bonne histoire mais la fin est hard
Posté le 30/01/2018

Philus
25% de 0/10, je suis tout de même étonné.
Posté le 25/11/2017


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